• Accueil
  • > Recherche : isabelle huchet

Résultats de la recherche pour ' isabelle huchet '

La Traviata – texte en langue française

Traviata-Dorothée Lorthiois
 Dorothée Lorthiois sous les applaudissements de la salle (photo: Christa Blenk)

La Traviata ou le bonheur fragile

Le rideau se lève. Violetta est allongée sur son lit de souffrance, habillée d’une robe incolore d’hôpital. Le reste de la scène est encore dans l’obscurité. Elle se lève et se déplace difficilement, appuyée sur sa canne, sur le sol de la scène faite d’un miroir craquelé. Violetta se remémore sa vie passée et se revoit telle qu’elle était le jour où elle donna un bal à ses amis et où elle rencontra le drôle, l’impétueux et le charmant Alfredo. Ce jour-là, où elle était encore en bonne santé et dansait entourée d’amies dans leurs robes élégantes. Ce jour-là, où Alfredo lui déclara sa flamme et l’invita à venir passer des jours heureux chez lui à la campagne.

Puis, une première craquelure dans le miroir et dans son destin annonce la première attaque de faiblesse de la maladie. La quiétude et le bonheur de Violetta sont mis en pièces  par l’arrivée de Germont, le père d’Alfredo,  qui lui reproche le scandale de cette liaison et finit par la convaincre de rompre.

Violetta nous fait voir,  à l’occasion d’un bal donné par son amie Flora, comment, anéantie  par la douleur d’avoir sacrifié son amour,  elle annonce à Alfredo  qu’elle le quitte, et comment celui-ci, malade de chagrin lui jette à la tête l’argent qu’il vient de gagner au jeu. Alors Violetta troque son élégante robe de bal avec la robe incolore de l’hôpital, et nous comprenons qu’elle entreprend les dernières heures de sa vie. La mémoire et la réalité se rejoignent.  La moribonde Violetta sera accompagnée seulement par le regret d’Alfredo de retour de voyage et les regards inquiets d’Annina. Un cortège de pleureuses grecques se penchent sur elle  et se transforment en anges de la Mort.  Cette scène est très réussie. Isabelle Huchet a mis sur scène des vautours de deuil aux costumes démoniaques, rappelant celui de Darth Vador. La chorégraphie de Delphine Huchet, excitante et agressive crée par cette digression futuriste un contraste avec les costumes fantaisistes, mais autrement classiques des visiteurs du bal.

Le miroir, était-il craquelé dès le lever du rideau de cette histoire, pour nous rappeler que  la relation fidèle merveilleuse, mais si éphémère et passionnée de Violetta présentait dès le début des fissures et pas d’avenir ?

Opéra Côté Choeur a mis en scène cette magnifique La Traviata, en la montrant sous un jour nouveau, et a amplifié tout ce que peut offrir cette œuvre si souvent jouée.
Les excellents solistes étaient accompagnés par un très bon chœur et petit orchestre sous la direction subtile et discrète de Frédéric Rouillon, qui a trouvé et mis en lumière des  petites références mozartiennes dans cette Traviata  que vous n’entendriez pas autrement.  Et voilà une toute nouvelle expérience de la Traviata!

Notons bien le nom de l’interprète de Violetta, Dorothée Lorthiois. Elle a été la star de la soirée. Facile et confiante, elle est une Violetta qui, légère et presque ludique,  danse les yeux bandés sur la table et jouit de son bref bonheur. Elle a été convaincante dans toutes les émotions, la tristesse, la peur et l’euphorie. Mais les autres solistes ont aussi grandement contribué à ce succès. Le père d’Alfredo (Kristian Paul), un baryton merveilleux  nous a offert une grande performance malgré  un début de rhume.  Il n’a débuté le chant qu’à l’âge de 30 ans et est très à l’aise chez Verdi. Rémy Poulakis est un Alfredo très lyrique, nostalgique et chante ses airs sans le moindre effort apparent. La radieuse Flora est Karine Godefroy et Annina est Marie Soubestre. Richard Delestre et Florian Westphal sont Gastone et le Dr Grenvil. Christelle Tallon joue le double de Violetta. Le chœur était fantastique.  Précis, et dans leurs rôles drôles, menaçants, suppliants, ils ont également fait vraiment Bella Figura dans leur performance d’acteurs.

Isabelle Huchet a conçu les costumes originaux et le jeu de scène, Bernard Jourdain, fondateur de l’Opéra Côté Choeur a dirigé le tout avec excellence. Le pianiste et chanteur Loïc Mignon a pris en 2014 le chœur dirigé par Opera Côté Choeur et a élevé son niveau vers de très hauts sommets.  Frédéric Rouillon a travaillé entre autres au Théâtre du Châtelet, le Theater an der Wien à l’Opéra de Francfort et avec des grands noms tels que Peter Mussbach ou Robert Carson.

Bravo! Bravissimo !! Peut-on dire. Nous espérons que cette Traviata sera bientôt montrée dans d’autres salles ne disparaîtra pas rapidement de la scène!

Christa Blenk

traduction en langue française: Jean-Noel Pettit

traviata-alle
metteur-en-scène et chanteurs après la representation (photo: Christa Blenk)
 

lien vers la version originale en allemand

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

La Traviata

Traviata-Dorothée LorthioisTraviata-mit Dirigentalle-applaus
Nach der Vorstellung: Dorothée Lorthiois Mitte Chor und Ensemble, links Regisseur und Truppe

 

La Traviata oder das zerbrechliche Glück

Violetta kauert auf Ihrem Krankenbett und der Vorhang hebt sich. Der Rest der Bühne verharrt noch im Dunkeln als sich zur Ouvertüre eine farblose Violetta mühsam mit ihrem Gehstock über den zersprungenen Spiegelboden schleift. Sie sieht ihr trauriges Leben Revue passieren und beobachtet sich selber, wie die lustige, ungestüme, bezaubernde und gesunde Violetta einen rauschenden Ball für ihre Freunde gibt, elegante Kleider trägt, Alfredo kennen und lieben lernt und glückliche Tage mit ihm auf dem Land verbringt.

Schleichend breitet sich der Sprung im Spiegel aus, als Violetta ihren ersten, kleinen Schwächeanfall hat. Das kurze Glück hat schon angefangen aufzuhören, als sie sich von Alfredos Vater überreden lässt, von ihm zu lassen. Sie beobachtet weiter, wie der Schmerz über den Verlust der Liebe an ihr zehrt, wie sie unglücklich Alfredo zurückweist, wie er ihr das gewonnene Geld vor die Füße wirft, wie sie vor  Schmerz über den Verlust krank wird. Im Moment, in dem Violetta ihr elegantes Ballkleid mit einem farblosen Krankengewand vertauscht,  fusionieren Erinnerung und Wirklichkeit und die letzten Stunden haben begonnen. Die moribunde Violetta wird nun nur noch vom Bedauern des zurückgekehrten Alfredo und von den besorgten Blicken von Annita begleitet. Es erscheinen die griechischen Klageweiber, die sich nach bedächtigem Vortrauern in raffgierige, todbringende Racheengel verwandeln. Sehr gelungen, diese Szene. Isabell Huchet hat die Trauergeier in dämonische Kostüme gesteckt, die an Darth Vader denken lassen. Spannend und aggressiv die Choreografie von Delphine Huchet, die mit diesem Exkurs in die Zukunft, einen Gegensatz zu den sonst fantasievollen aber konventionellen Kostümen der Ballbesucher herstellt.

Soll uns der zersprungene Spiegel, auf dem diese Geschichte passiert, daran erinnern, dass der Beginn von Violettas wunderbarer aber so ephemer und leidenschaftlich-treuen Beziehung von Anfang an Risse und keine Zukunft hatte?

Opera Côté Choeur hat diese herrliche La Traviata inszeniert, sie in ein neues Licht gesetzt und alles was diese so oft gespielte Oper hergeben kann,  aus ihr herausgeholt.

Begleitet wurden die ausgezeichneten Solisten, von einem sehr gut klingenden Chor und dem exklusiven kleinen Orchester unter der feinsinnig-diskreten Leitung von Frédéric Rouillon, der immer wieder kleine Mozart-Referenzen aus dieser Traviata holte, die man sonst nicht hört. Ein ganz neues Traviata Erlebnis!

Diesen Namen, Dorothée Lorthiois (Violetta), sollten wir uns merken. Sie war der Star des Abends. Leicht und selbstbewusst ist sie eine fast spielerische Violetta, die mit verbundenen Augen auf dem Tisch tanzt und das kurze Glück genießt. Man nimmt ihr jede Gefühlsregung ab, Trauer, Angst und Euphorie. Aber auch die anderen Solisten haben einen großen Teil zu diesem Erfolg beigetragen. Alfredos Vater (Kristian Paul), ein wunderbarer Bariton, hat trotz Erkältung eine großartige Performance hingelegt. Paul hat erst mit 30 Jahren zu singen angefangen und ist bei Verdi sehr zu Hause. Rémy Poulakis ist ein sehr lyrischer, nostalgischer Alfredo und singt seine Arien  ohne Anstrengung. Flora ist Karine Godefroy und Annina Marie Soubestre. Richard Delestre und Florian Westphal sind Gastone und Dr. Grenvil. Violettas Double wird von Christelle Tallon dargestellt. Der Chor war fantastisch. Sauber, witzig, drohend, bittend haben sie auch schauspielerisch eine bella figura gemacht.

Isabelle Huchet hat die originellen Kostüme und das Bühnenbild entworfen, Bernard Jourdain, der Gründer von Opera Côté Choeur , hat Regie geführt. Der Pianist und Sänger Loïc Mignon, hat 2014 die Chorleitung von Opera Côté Choeur übernommen und diesen Richtung erste Liga gepuscht. Frédéric Rouillon hat u.a. am Théâtre du Châtelet, am Theater an der Wien und an der Frankfurt Oper gearbeitet und mit Größen wie Peter Mussbach oder Robert Carson gearbeitet.

Bravo!  Bravissimo!! Mehr kann man von einem Opernabend nicht erwarten! Hoffentlicht wird diese Traviata auf Tournée gehen und nicht so schnell von der Bildfläche verschwinden.!

 

traviata-alle
v.l.n.r. Loic Mignon, Delphine Huchet, Bernard Jourdin, Kristina Paul,
Rémy Poulaiks, Isabell Huchet, Frédéric Rouillon, Dorothée Lorthiois, Florian Westphal

Fotos: Christa Blenk

Christa Blenk

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

 

« Impressionen »-Highlights in 2013

Favoriten – Ausstellungen – Konzerte – Lesungen und Entdeckungen!

Hier also ein kunst-musikalisches Pot-Pourri! Hinter jedem Foto liegt der Text bzw. im Begleittext sind verweisende links eingebaut.

Blicke  auf Rom, vom Big Bamboo,  ins Mittelmeer (Ravello), von den Wolken (Cerro), auf den Atlantik (Gois), auf die Antike (Montemartini)

bigbamboo3P1120803Ravello 028nubeP1110863P1090926

***

Der große Maestro Hans-Werner Henze ist am 27. Oktober 2012 in Dresden verstorben. Dort hielt er sich gerade auf, um bei der Aufführung von „Wir erreichen den Fluss“ dabei zu sein. Sein letztes Werk „Ouvertüre zu einem Theater“ wurde am 20.10.2012 in Berlin uraufgeführt! Pappano hat diese kleine Komposition dem Publikum  im Auditorium vor kurzem vor der Aufführung der  „Petite Messe“ seines Requieums im Auditorium in Rom am 10. März 2013 geschenkt.

Auch Geburtstag feierte Benjamin Britten mit Curlew River und in Florenz mit der Schändung der Lukrezia. Und natürlich Verdi und Wagner. Eine große Cellistin und Expertin für Zeitgenössische Musik ist Ulrike Brand.

Auditorium 007 Henze Requien im AuditoriumVersione italiana

***

Projektkünstler Hannsjörg Voth hat in der Wüste von Marokko (Marha Ebene) drei faszinierende Großwerke in 20 Jahren errichtet. (Text Portrait Christa Blenk). Der Katalogtext von Emanuel Borja existiert in 5 Spachen.

Pace Barón ist ein landart-Künstler der anderen Art. Ein weiterer « hors série » Künstler war Marcel Duchamps – seine ready mades sind immer noch in der GNAM zu bewundern.

voth  Hannsjörg Voth und drei Projekte in der Marha Ebenetexte francaisversion españolaEnglish version of text –   Versione italiana

***

QNG ist keine Abkürzung einer neuen internationalen Organisation oder ein Tippfehler, sondern steht für « Quartet New Generation » und so originell wie ihr Titel ist auch ihre Musik. Heide Schwarz, Susanne Fröhlich, Petra Wurz und Inga Klaucke kamen auf Einladung des Goethe Instituts nach Italien und nach einem Auftritt in Palermo und Neapel, standen sie am Samstag Abend in Rom in der Via Savoia auf der Bühne. Auch mit Flöte befasste sich ein Happening im Auditorium.

Flöte 006QNG Flötenkonzert – Phantasie und Symmetrie

***

You can’t, you won’t, you don’t stop. Immer höher! Vor diesem Kunstwerk steht kein « bitte nicht anfassen »-Schild! Im Gegenteil: man soll dieses leicht transparente Geflecht sogar berühren und wenn man sich traut, darf man das hohe kolossale Monster – nach Unterschrift eines Haftungsausschlusses – sogar erklimmen. Wir haben den Berg, trotz Anfangszweifel, bis ganz oben bezwungen! Im MACRO wirden außerdem jedes Jahr der « Artist of the Year » der Deutschen Bank präsentiert. Um nicht mehr entkommen können geht es auch bei Blaubarts Burg.

bigbamboo2 025Big Bambou im MACRO Testaccio

***

Die US-schweizerische Installationskünstlerin June Papineau, verbringt seit 2004 viel Zeit mit ihren Bäumen im Etournel. Umgeben von Elfen und Baumgeistern arbeitet sie an ihren « tree skins » bis sie abtransportiert und ausgestellt werden. Der nächste – great goyesco – wir 2014 in Lausanne zu sehen sein. Ein Besuch mit ihr in diesem Moor-Biotop war ein Abenteuer der ganz besonderen Art. Und Paola Romoli befasst sich mit den Mägen der großen Meeresbewohner.

Auch mit einer Nase hat sich Schostakowitsch beschäftigt. Seine Oper wurde in Rom – Regie Peter Stein – aufgeführt. Eine weitere starke Amerikanerin war Louise Nevelson.

etournel 043 Great Goyesco – Zwischen Moorgeistern und Laubfrauen

***

Helena Aikin ist fasziniert von Labyrinthen und ihren Geschichten und baut sie in verschiedenen Größen und Plätzen der Welt nach. Eines ihrer Werke ist im Kunst- und Naturpark Cerro Gallinero in der Nähe von Avila in Spanien zu begehen.

evora1Walkable Labyrinths

***

Faszinierende Ausstellung der Werke von Pierre Soulages in der Villa Medici in Rom. Die französische Akademie organisiert ausserdem Konzerte meistens mit zeitgenössischer Musik wie dieses Portrait des XXI Jahrhundets z.B. Das Romaeuropa Festival hat auch in der Villa Medici stattgefunden. Ein Abend für Stockhausen.

Theatermässig war das Festival ebenfalls sehr aktiv u.a.mit den Wohlgesinnten, Hedda und dem Kulturquizz  The power of theatrical madness. Mit Theater befasst sich auch Isabelle Huchet

Soulages2 002Soulages in der Villa Medici

***

Der italienische Tenor Marcello Nardis singt die Wesendonck Lieder in Ravello und verzaubert in Klingsors Garten das Publikum – am Klavier wunderbar Laura de Fusco.Vor kurzem hat er hier in Rom die « Winterreise » vorgetragen. Hier gibt es mehr Infos über Marcello Nardis.

Pina Bausch in Neapel rundete die Ravello Reise ab.

Ravello 067 Marcello Nardis a Ravello

***

Eugen Ruge schreibt ein Buch über Cabo de Gata und hat damit alte Erinnerungen geweckt. César Borja hat zum Cabo auch eine besondere Beziehung. Eine andere Lieblingsecke von mir ist am Atlantik – der Gois und dort gibt es eine Besonderheit: die Barrieren in der Vendée.

SAN2 Cabo de Gata -  Buchbesprechung Eugen Ruge

***

Tizian ist der Größte, die Ausstellung in den Scuderien del Quirinale in Rom hat das wieder einmal gezeigt. Samson und Dalila hat er auch einmal gemalt. Aber hier geht es um Musik.

Zur Zeit zeigen die Scuderien die Ausstellung über Augustus und Cleopatra. Dazu passt dann ein Besuch beim Centrale Montemartini.

Tizian in den Scuderien – Großausstellung in Rom

***

Sibylle Lewitscharoff las in der Casa di Goethe aus ihrem Buch « Blumenberg » vor und alle wünschten sich anschließend auch einen Löwen! Sie ist 2013 Stipendiatin der Villa Massimo – die Musikstipendiaten dieses Jahr waren ebenfalls sehr aktiv und Casa di Goethe hat nun eine Reihe mit Dichterlesungen begonnen. Giuliana Morandini lebt zwar nicht über Berlin – schreibt aber am liebsten über Mitteleuropa. Und die wunderbaren Holzskulpturen sind Werke von Emanuel Borja.

borjaprimordial 011Blumenberg – Lesung Casa Goethe

***

The Cast im MAXXI. Clemens von Wedemeyer befasst sich mit dem italienischen Kino und entführt uns ins besetzte Teatro Valle und nach EUR. Dort hat schon des öfteren Tiziana Morganti ausgestellt. Von Wedemeyer  ist dieses Jahr ebenfalls Stipendiat der Villa Massimo. Ebenfalls im MAXXI die Ego-Reise Stigmata.

P1120848The Cast im MAXXIversione italiana

***

Der russische Pianist Mikhail Rudy hat in der Aula Magna die  Originalversion von 1928  für Piano und synchronisierter Videoinstallation vorgetragen. Ein akkustisches und visuelles Erlebnis. Das Programm der Aula Magna ist aber auch sonst immer aufregend und speziell, so gab es eine Reise mit Steve Reich, ein  Konzert zu Ehren Luciano Berio und Paul Angus mit Zauberei und Mythos.

Kandinsky Musorgsky con pianoforteInspirationen: Hartmann – Mussorgsky – Kandinsky

***

Entdeckung

Spurensuche Wohin 2013 KopieDie Entdeckung in der Künstlerszene ist die Fotokünstlerin  Christa Linossi und ihre Spuren kann sie ab jetzt nicht mehr verwischen. Auch entdeckt haben wir die Sammlung Netter und natürlich die DVD der neuen Oper von Elzbieta SikoraMadame Curie!

***

und als Special

Vernissage-Tiziana 075natürlich die Vernissage Tiziana Morganti im Juni

Portrait für KULTURA EXTRA

 ***

Aber nicht nur über Veranstaltungen in Rom und Italien wurde berichtet. In Paris gibt es  eine Ausstellung über Poliakoff, über den flämischen Maler Jordanes und über die wunderbare Ausstellung Renaissance und der Traum.

In München wurde die Neue Pinakothek wieder eröffnet,

Paris 1900 André Boudreaux

Ende der Highlights

Vielen Dank an Brigitte Mayer, Jean Noel Pettit, Irmi und Dan Feldman, sie haben an den verschiedenen Übersetzungen gearbeitet.

Kommentare über Ihre persönlichen Highlights sind herzlich willkommen!

Christa Blenk

30 000 Besucher / visiteurs – derniers « Highlights »

30 000 Besucher / visiteurs - derniers anna-040-150x150 dans Eborjagiuliana-150x150vendee2013-marz-474-150x150igp6454-150x150glledo.-egam-09-5-150x150igp6433-150x15005-150x150Tiziana41-150x150firenze-073-150x150getbildtext.php_-150x1507-allegoria-del-tempo-governato-dalla-prudenza-150x15037-150x150kandinsky-musorgsky-con-pianoforte-150x150sikora_elzbieta1-150x150flote-006-150x150auditorium-003-150x150sshoots30iii2011.vignettenevel1-150x150marcello-nardis1-150x150cristinacrespo-006-150x150APA2-150x150

 

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

 

Portrait: Isabelle Huchet

 

Isabelle Huchet – scénographe et écrivaine franςaise

Elle et son travail

 Portrait: Isabelle Huchet dans Art wisabelle-150x150002-150x150 dans Artlbh-037-150x150

Portrait

 

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

Isabelle Huchet – scénographe et écrivaine

Isabelle Huchet - scénographe et écrivaine isa-candide-2012-150x150lbh-037-150x150isabelle-huchet-150x150

Fille d’une mère artiste-peintre et d’un chirurgien, pianiste amateur éclairé, Isabelle a passé son enfance entourée d’artistes, acteurs, écrivains, peintres et sculpteurs dans une maison remplie de musique.  Allant peu à l’école pour des raisons de santé, Isabelle vivait déguisée et dansait. Ses plus beaux souvenirs d’enfance se situent dans le théâtre municipal de Rennes où elle prenait des cours de danse, sur la scène, au milieu du décor disposé pour le spectacle du soir. C’est probablement là qu’elle a pris le virus du théâtre et du spectacle. Malgré cela, elle se lance d’abord dans la médecine mais comprend très vite que ce n’est pas son destin. Timidement, elle envisage des études de conservatrice de musée mais se réveille enfin et opte pour  l’ENSATT, appelée alors  « rue Blanche » pour étudier scénographie et régie.

peinture: Monique Le Béguec-Huchet67-florence-en-danseuse-150x150

A la fin des années 70, Isabelle arrive à Paris et se précipite à l’Opéra Garnier où elle décroche un emploi d’habilleuse : la voilà entrée dans la dure réalité du métier, au cœur du spectacle ! Elle travaille à Garnier et à l’Opéra-Comique tout en suivant ses études, rue Blanche, puis en fac de Lettres et rédige son Mémoire de Maîtrise d’Études Théâtrales sur La Révolution du costume de théâtre au XVIIIe siècle.  Sa directrice de mémoire juge son texte trop romanesque. Isabelle a découvert sa jubilation de l’écriture et surtout, du voyage dans le temps. Son premier roman a certainement germé à cette époque.
A l’occasion d’un spectacle, Les Caprices de Marianne, elle fait la connaissance de son futur mari, le metteur en scène  et réalisateur Bernard Jourdain, qui l’introduit dans le monde de l’évènementiel. Pendant les années quatre-vingt elle conçoit des décors pour des congrès,  concocte des costumes pour des films d’entreprise, le tout avec de formidables moyens. Sa formation théâtrale, inhabituelle dans ce contexte, lui permet d’obtenir des commandes souvent originales et enthousiasmantes.
En 1988, elle décroche deux contrats de chef-costumière pour des téléfilms historiques sur la Révolution. Suivent deux autres films également en costumes, mais elle met fin à cette nouvelle orientation à la naissance de son premier enfant. Deux autres suivent très vite.

isa5-150x150Emmanuelle Béart dans Marie-Antoinette de Caroline Huppert

En 1997, sans renoncer à l’évènementiel, elle retourne au théâtre et découvre l’opéra. Les enjeux ne sont pas les mêmes, les budgets sont infiniment plus modestes mais les instruments, les méthodes de travail restent identiques.

Isabelle réalise des décors et costumes pour des grandes œuvres telles que Carmen, Tosca ou Orphée et Eurydice. Citons aussi : Mort à Venise de Benjamin Britten la comédie Musical Candide et Norma, egalement mis en scène à Paris par Bernard Jourdain.

isa9-150x150jeux-apollon-150x150autodafe-150x150
Mort à Venise (photo 1 et 2) et Candide
 

Outre ces grands classiques, elle signe aussi décors et/ou costumes de création d’opéra tels que Les orages désirés orages-desires-m-re-berlioz1-150x150de Gérard Condé pour le Grand Théâtre de Reims ou pour l’opéra Iq et Ox  à  l’Opéra-Théâtre de Metz.37-150x150lelephanteau-150x150

Ce n’est qu’une petite sélection de toutes ses activités comme scénographe. On pourrait remplir des pages et des pages !

Mais il existe aussi une Isabelle écrivaine.

En 1997,  par curiosité et par défi personnel, elle  transforme les interminables lettres à ses amis en  roman  et écrit  L’étoffe d’une femme. En écrivant ce roman, elle voulait savoir si elle aurait réussi à se faire admettre, en 1860, dans le monde du théâtre en tant que créatrice de costumes. Et bien… ça aurait été terriblement difficile, apparemment ! Son héroïne y parvient, « Mais je n’ai rien d’une héroïne » affirme Isabelle. Après ce roman, vendu à plus de 10 000 exemplaires et traduit en plusieurs langues, suivent Le partage de l’amour,  Rose Granit, et Le marquis va-nu-pieds ou encore Premier rendez-vous, signé sous le pseudonyme de Jeanne Lasco, tous édités chez J.C. Lattès. En dehors de ce dernier, ses romans se situent dans un contexte historique – avec toujours cette question : comment aurais-je vécu tel engagement politique, tels amours, tel besoin créatif dans des époques où les femmes étaient si étrangement considérées ? Mais  l’écriture n’est pas son métier – ajoute-t-elle, modestement !

Et l’écriture la ramène au théâtre et à l’opéra. Une de ses nouvelles : Mea Culpa est proposée par une amie à un comité de lecture au théâtre de la Tempête qui l’accepte pour les Rencontres de la Cartoucherie 2004. La nouvelle est jouée, sans qu’un mot d’adaptation ne soit ajouté. Elle est mise en scène par son mari, Bernard Jourdain et jouée par Geneviève de Kermabon et Catherine Le Hénant.
Isabelle a écrit plusieurs livrets,  entre autres pour l’opéra Les sales mômes, musique de Coralie Fayolle, joué à l’Espace Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois, un livret du spectacle musical Anne d’après Le Journal d’Anne Franck, musique Jean-Pierre Hadida, créé au Café de la Gare puis repris au Théâtre Essaïon.

2007-romilly-150x150(Isabelle Huchet dans le rôle de Jacqueline de Romilly pour le docu-fiction de Bernard Jourdain, La vigie grecque pour la collection Empreintes de France 5)

L’écriture de livrets d’opéra ou de textes théâtraux diffère beaucoup de l’écriture de romans. Les romans sont écrits sur une inspiration, une envie, voire un besoin. Les livrets répondent à une commande, avec toujours une « deadline » à respecter. C’est aussi une œuvre moins intime, parce qu’il y a plusieurs personnes qui collaborent, corrigent, relancent. Et puis, il y a les cahiers des charges, des budgets, des impératifs!
Plus on a de contraintes, plus c’est facile, estime-t-elle.

De même, son travail de scénographe est avant tout une collaboration avec le metteur en scène. Il faut lire le texte évidemment, rencontrer le cas échéant l’auteur, parler avec le metteur en scène, connaître son travail pour faire des propositions qui épousent ses orientations, comprendre ce qu’il souhaite (et ça n’est pas le plus facile), tâcher de transcrire ces souhaits en volumes, en couleurs, ouvrir des portes à son imaginaire. Eventuellement, le réorienter dans une voie plus réaliste compte tenu du budget, ou plus exigeante. Tous les metteurs en scène n’ont pas le sens de l’espace. Il faut parfois pallier.

Lorsqu’elle s’attelle à la création de maquettes, elle commence par regarder des images pour lancer la machine, comme un chanteur se chauffe la voix, et c’est parti. Les dessins se succèdent. Sa seule angoisse  c’est de ne pas finir à temps pour la première du spectacle, et, corollaire, de ne pas trouver le temps de vivre en dehors du travail.

Isabelle est une  « chasseuse collectionneuse » ! Elle glane des images, des objets, des instantanés des gens qui passent. Elle observe le spectacle dans la rue, l’élégance. Concernant l’élégance, elle est fortement influencée par sa mère qu’elle traite de démon d’élégance. Isabelle aimerait l’élégance naturelle de Katherine Hepburn, être divine dans un pantalon et une chemise d’homme. Mais elle est beaucoup plus originale. Elle a le don de la combinaison modèle/couleur et fait craquer son entourage avec ses créations personnelles que personne sauf elle n’oserait porter !

Coté musique – en dehors de la musique lyrique qu’elle pratique en amateur – elle aime beaucoup Ravel et Chostakovitch et, de plus en plus, la  musique de chambre et vocale.  Lectrice passionnée, elle aime  la  littérature classique, sans exclure les contemporains, avec une petite préférence peut-être pour les auteurs anglais et scandinaves.
isaberni-003-150x150Son bonheur dépend de celui de son mari et de ses trois enfants. Elle n’aime rien tant que dessiner ou fabriquer à côté de son mari Bernard ! Avec sa sœur et son époux, ils ont mis sur pied une compagnie lyrique Opéra Côté Chœur  qui les dévore mais qui participe aussi largement à leur épanouissement.
Opéra Côté Chœur  ne lui laisse  plus le temps de jardiner, par exemple, de voyager, d’entretenir ses amitiés et ça lui  manque terriblement.

Cette fuite accélérée du temps, les “jamais plus” qui commencent à s’accumuler, toutes les heures de tous les jours entièrement consacrées au théâtre. Il y avait plus à faire, sans doute. Mais ….. tout est une question de priorités!

Elle-même: Quoique modeste, j’aime parler de moi et surtout de mon métier. Le problème est de m’arrêter !

isaberni-012-150x150 Isabelle à Rome

citation: « Les deux choses qu’un homme ne pourra jamais comprendre sont le mystère de la création et un chapeau de femme » (Zwei Dinge wird ein Mann niemals verstehen: Das Geheimnis der Schöpfung und den Hut einer Frau » ) – Coco Chanel

Christa Blenk

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

 

 

 

Portraits

Nadine Ajsin – für KULTURA EXTRA

Schirin Fatemi – für KULTURA EXTRA

Nestor Boscoscuro - für KULTURA EXTRA

June Papineau – Installationskünstlerin für KULTURA EXTRA

Helena Aikin – walkable labyrinths für KULTURA EXTRA

Christa Linossi  – Fotokünstlerin

Tiziana Morganti  – Künstlerin für KULTURA EXTRA

Paco Barón – Bildhauer

Gerardo Aparicio – spanischer Künstler

 Antonio Passa

Riccardo Santoboni – Komponist

Guillermo Lledó – Minimalist

Paola Romoli Venturi

Cristina Crespo

Schirin Fatemi

Anne Haybel – comedienne

Antonia Bosco – Mezzo / comedienne

Ulrike Brand – Cellistin

Giuliana Morandini – Schriftstellerin

Marcello Nardis – Tenor

Elzbieta Sikora – compositeur contemporaine

Isabelle Huchet – Scénographe et Romancière

 

Portraits antonia-bosco-150x150anne-haybel-150x1502008.04-214x300-150x150veronique_expo-013-150x150gm1-150x150elbieta-multarzynski-150x150giuliana-150x150isabelle-huchet-150x150getbildtext2-150x150IMG_0005-150x150christa-3-150x150P1140617YOLABERINTOLOW-150x100g lledopaolaP1200125Gerardo Aparicio y Juanjo Gomez MolinaP1070731Schirin-Fatemi,-SelbstbildnisP1050254

 

 

Candide de Bernstein – Opera Côté Choeur

« Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif :

celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages,
souffrant beaucoup d’angoisses dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins..

C’est l’homme aux mille tours, Muse, qu’il faut me dire,
Celui qui tant erra, quand, de Troade, il eut pillé la ville sainte,
Celui qui visita les cités de tant d’hommes et connut leur esprit
Celui qui, sur les mers, passa par tant d’angoisses,
En luttant pour survivre et ramener ses gens. »

                                                               L’Odyssée – premiers vers

A la recherche du bonheur – Conte picaresque ou roman d’apprentissage ?

 

Candide de Bernstein - Opera Côté Choeur APA2-150x150 Gerardo Aparicio

Candide

L’optimisme (lat : optimun, « le meilleur ») désigne chez l’être humain un état d’esprit qui lui fait percevoir le monde et l’univers de manière positive.

L’histoire :

Candide ou l’optimisme – une nouvelle satirique du philosophe Voltaire,  écrite en 1759 en réaction à la « Weltanschauung » optimiste de Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716), qui proclame  le meilleur des mondes possibles. Voltaire, dans sa parodie, est sous le choc du tremblement de terre de Lisbonne. Il remet en cause la théorie de Leibniz.

Derrière l’expression célèbre de « meilleur des mondes possibles » il y a clairement un malentendu. L’idée du meilleur des mondes possibles ne voulait pas nier les malheurs du monde, elle voulait plutôt illustrer la cohérence entre le bien et le mal. Le monde réel – avec son potentiel d ‘évolution – est  le meilleur – il y a du bien dont on ne peut disposer qu’au prix de l’existence du mal. Selon Leibniz : « Dieu possède dans son entendement tous les mondes possibles et concevables, c’est-à-dire non-contradictions logiquement, mais choisit le meilleur des mondes possibles, en fonction de l’optimum des biens et des maux. En vertu du principe de raison suffisante, le seul monde qui est porté à l’existence par la volonté primitive divine est le nôtre. Or, puisque Dieu veut le bien, il évalue soigneusement quantités de biens et de maux, et choisit donc de créer le meilleur des mondes possibles. Par conséquent, les autres mondes possibles n’ont pas d’existence, autre que logique ».

Dans Candide Voltaire dénonce l’absurdité de l’optimisme. Il y exprime ce qu’il aime le plus,  à savoir : critiquer les vices de la société et la doctrine optimiste qu’il contredit en affirmant que  tout n’est certainement pas pour le mieux dans ce qui est loin d’être le meilleur des mondes possibles. Leonard Bernstein pouvait assurément constater que le mal existe – en tout cas chaque matin en méditant sur les pages du New York Times (Bernstein lui-même a été privé d’un passeport à l’époque de Mc Carthy, tout comme Voltaire avait été contraint à l’exil deux cents ans avant pour ses idées).

La musique :

Comme toujours – Bernstein  passe d’un style à l’autre : jazz,  comédie musicale, opérette, folklore local, lyrisme,  gospel, en osant même certaines pointes de dodécaphonisme. Il touche tous les mouvements de l’histoire de la musique.  On a du mal à définir le style de sa musique, mais on reconnaît bien que c’est du Bernstein.

L’écriture de Candide a occupé Leonard Bernstein pendant trente-cinq ans. Créé au départ comme opérette en 1956, la première mondiale a eu lieu le 1er décembre 1956 au New York City Théâtre. C’était un échec – dit-on à cause du livret de Lillian Hellmanns, qui n’était pas à la hauteur de l’esprit  satirique de Voltaire. Doit-on y voir aussi un effet des derniers feux du Maccartisme ? 17 ans plus tard Candide fut transformé en comédie musicale par Hershy Kay et Stephen Sondheim. La  Première à Broadway avec 740 représentations fut un grand succès. La dernière version,  « théâtre d’opéra », sur un nouveau livret de Hugh Wheeler qui date de 1982, et qui est  basée sur le grand succès de la production de Hal Prince de 1973 est celle  pour laquelle Bernard Jourdain a voté  (adaptation française de Jean-Marc Beignon et Samuel Sené).  Mais Bernstein en est toujours resté insatisfait.  Il y dirige lui-même sa version finale encore révisée en 1989 – une de ses dernières apparitions devant le public avant son décès en 1990.

Entre parenthèse :

Amusons nous maintenant à confronter Candide au roman picaresque, très à la mode dans l’Espagne du 15/16ème siècle. Le plus connu est  « La vida de Lazarillo de Tormes y de sus fortunas y adversidades ». Candide n’est pas vraiment un « picaro » (coquin), il est trop mou, naïf, incapable de décider, rêveur (mais en compagnie de Pangloss, Cunégonde et la Veille Dame il ne se débrouille pas mal).La devise de  Pangloss est: tout va bien – il en donne la preuve, en survivant même au gibet – bon et aussi grâce à la pluie). Mais le point commun de Candide et Lazarillo est la recherche du bonheur– même si le but n’est pas le même – pour Candide c’est de retrouver Cunégonde. Candide perd sa place privilégiée au château parce qu’il tombe amoureux de Cunégonde. D’un jour à l’autre il se retrouve à la rue (il doit son salut à la fuite…). Après un séjour en Bulgarie et à Lisbonne il arrive au paradis (l’Eldorado), mais pour lui l’Eldorado n’est le meilleur des mondes possibles -  Cunégonde lui manque. A Surinam il fait la connaissance du philosophe Martin, qui pense que ‘’tout est mal dans le pire des mondes possibles’’. Finalement à Constantinople il retrouve Cunégonde, Pangloss, le baron et un vieux sage turc qui  conseille de ‘’cultiver son jardin’’(le bonheur), ce qui veut dire de ne s’encombrer ni de politique ni de philosophie.

 Au contraire, Lazarillo qui est très pauvre, arrive, à force de ruse, stratagème et astuce, à occuper un poste important dans la société espagnole du 16ème siècle. A la fin – en faisant  des concessions – les deux trouvent leur bonheur. L’un dans son jardin, l’autre dans l’administration en fermant les yeux, l’un à la laideur de Cunégonde et l’autre aux infidélités de sa femme avec l’archiprêtre.

 Une œuvre allemande que j’aime beaucoup dans la catégorie picaresque est « Les Aventures de Simplicius Simplicissimus », le plus grand roman allemand du XVIIe siècle. « Der Abenteuerliche Simplicissimus Teutsch »,  Il s’agit d’une œuvre de Grimmelshausen en partie autobiographique, dont la forme est inspirée des romans picaresques  espagnols. Elle narre les aventures tragi-comiques d’un jeune paysan naïf à l’époque de la guerre de 30 ans (1618-1648). A la mort de l’ermite qui s’occupe de lui après la mort de ses parents il se lance sur les routes. Emprisonné, libéré, maltraité,  il devient le page d’un gentilhomme, puis le bouffon d’un gouverneur de province, puis soldat, puis brigand, puis à nouveau bouffon, mais cette fois-ci pour un officier, et ainsi de suite. Même chose – à la recherche du bonheur. (« Da sitzt er vor seinen Büchern, überdenkt sein mühsames Leben, und immer stärker fühlt er die Wahrheit, dass in der Welt keine dauernde Freude, dass nur der Wechsel beständig ist … » – seulement le changement est constant).

 Les voyages symbolisent pour les trois l’initiation pour mûrir, l’errance du jeune héros à la recherche de son indépendance. Le voyage ouvre les yeux et montre que le mal existe partout. C’est pour ça qu’il faut ensuite les refermer.

 Voltaire avait sûrement connaissance de ces romans.

 La réalisation :

Musicalement, Candide est assez exigeant – surtout le rôle de Cunégonde (il fallait bien une soprane colorature ) très bien chanté par la belle et drôle Géraldine Casey. Bernard Jourdain a fait un bon choix. Odile Descols est une veille dame élégant, gracieuse, comique et pleine d’allant. (Bernstein avait écrit ce rôle pour la grande dame Christa Ludwig)  et Mario Hacquard fait un Pangloss idéal. Yu Chen, dans le rôle de Candide, était à mon avis un peu trop lyrique, il donnait un air très belcanto a l’œuvre. Mais c’était peut-être voulu.

J’ai beaucoup aimé Ita Graffin en Paquette – vive, fraîche, attractive et rusée –!

Emmanuel de Sablet, Monsieur Voltaire, nous a entraînés dans ce voyage avec humour et autorité.

Ayant vu « Mort à Venise » il y a un an  je savais que Bernard et Isabelle étaient capables de faire des miracles avec très peu d’éléments. De fait il leur a suffit  quelques tables d’écoliers, des échelles, des parapluies, des globes et beaucoup des foulards transparents de toutes les couleurs et tailles (j’ai adoré la scène où Cunégonde joue le rôle de courtisane – très réussie). Les tables faisaient, selon le moment, office de lit, bateau, forteresse, école etc. Pour sa remarquable collection de costumes de fantaisie Isabelle Huchet, a été  à la fois inspirée par des tenues d’écolier et les derviches des 1001 nuits. Les costumes allaient très bien avec la chorégraphie de Delphine Huchet. Fraîche,  intéressante et inattendu (même si elle dit qu’elle n’est pas Jérôme Robbins)  – elle exige beaucoup des choristes/danseurs – peut-être trop parfois – mais en tout cas – une performance remarquable (je regrette beaucoup de ne pas avoir le niveau pour chanter avec eux !)

J’aurais peut-être préféré écouter l’ouverture rideau tiré – elle est très belle et mérite d’être écoutée sans distraction. Mais je dois admettre que je n’ai pas compris la mise en scène que Bernard Jourdain nous a présentée avec l’ouverture. C’était la forêt de Westphalie ? En tout cas elle attirait trop mon attention  – elle a enlevé un peu « le show »  à la musique.

Béatrice Mafféi dirige l’orchestre du CRD d’Argenteuil  avec une grande délicatesse – elle est très présente et les voix ne sont jamais étouffées par les instruments. C’est quelque chose que j’ai beaucoup appréciée. Arnaud Cappelli – le chef de chœur – a fait un gros travail – ses chanteurs ont chanté, joué et dansé – ils n’ont pas craqué quand au milieu du deuxième acte une panne d’ordinateur les (nous) a privés de beaux effets créés par Bernard Jourdain et les a condamnés à continuer sous la lumière de service. (Une raison de plus de ne pas manquer la représentation en janvier) Mais : comme on a appris dans le premier acte  le meilleurs des mondes possibles c’est toujours le monde actuel – la lumière de service est peut-être la meilleures des lumières possibles.

Christa Blenk

vendeaugust2011011.jpg le jardin!

P.S. Message à Bernard, Isabelle, Delphine:

Vous n’avez  pas besoin d´éloges, les applaudissements et la réaction du public parlent pour eux-mêmes. Mais: quel bonheur de voir ce merveilleux spectacle une deuxième fois. Nous sommes allés avec 3 musiciens et  eux aussi se sont beaucoup amusés. Nous trouvons que c’était encore mieux que la première fois. L’ambiance, les voix, la danse, le chœur et: même la lumière…..Vous pouvez être très fiers de ça!

a lire aussi Mort à Venise


Local Histories

Local Histories

Hamburger Bahnhof - noch bis zum 29. September 2019

Aktuelles in Berlin

Auszug aus dem Berliner Kunstleben und Musikleben - Ost-Berlin - Emphraim Palais - Hamburger Bahnhof - Emil Nolde - Brücke Museum - Beiwerk zu Nolde Ausstellung - Gropius Bau - Vorschau: Purcells Dido und Aeneas ab Ende August in der Staatsoper (Sascha Waltz) Angaben ohne Gewähr!

Auteur

eborja

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Besucher

berlin Bär

berlin Bär


LES PEINTURES ACRYLIQUES DE... |
ma passion la peinture |
Tom et Louisa |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'oiseau jongleur et les oi...
| les tableaux de marie
| création