« Le contemporain » – Cité de la Musique

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Tempête sur Venus – Thomas Kern

Dans le cadre du cycle La Folie, Festival d’Automne à Paris l’Ensemble Intercontemporain a donné son concert de l’année à la Cité de la Musique. De la même série « Le contemporain » j’étais déjà présente le 12 novembre pour y découvrir et admirer le « Requiem Canticles » de Igor Stravinsky, une œuvre tardive de John Cage (« Seventy-Four ») et »La Melancholia » de Pascal Dusapin.

Hier, le concert a débuté avec une composition courte de 2011 de l’italien Fausto Romitelli (1963) « Amok Koma » pour neuf instruments électronique. C’était, malgré la force et la violence, assez harmonique, je trouve.

Matthias Pinscher (1971), qui était aussi au pupitre, signait l’œuvre suivante,  « Songs from Solomon’s Garden » pour Baryton et ensemble. Une intelligente composition basée  sur le deuxième chant du « Cantique des cantique ». Un délicat voyage offert par le baryton Leigh Melsore, qui est simplement parfait pour ça. Il chante en hébreu. Je ferme les yeux et m’imagine que c’est mon bien-aimé qui chante ça pour moi. J’ai été ravie et les applaudissements intenses me font revenir de ce trip.

Tempête sur Vénus 2VENUS-300x98 Klaus Vollkommer

La tempête sur Vénus après l’entracte – aussi pour récupérer de  la force avant de se donner à Olga Neuwirth (1968). Et on en a besoin. Je reste dans la salle pour suivre la réorganisation des musiciens. Ils s’installent partout, devant, à côté, en arrière, sur la galerie, Matthias Pintscher au milieu de la salle. On perçoit déjà que quelque chose d’important va arriver.

Le public sursaute dès la première note de la composition « Construction in Space » écrite pour quatre solistes, quatre groupes instrumentaux et électroniques, piano et même une guitare hawaïenne. Olga Neuwirth s’inspirée d’une nouvelle de Ray Bradbury « The Long Rain ». La pluie dans toutes ses façons : Tsunami et pluie douce d’un dimanche en mai, forte, dure, pétillante, agressive, angoissante, menaçante, incessante, nébuleuse, moite, affolante, froide, chaude. On a peur. La musique nous traverse.

Standing ovation quand l’autrichienne Olga  Neuwirth et l’allemand Matthias Pintscher montent sur la scène en fin de concert. Quelle nouvelle génération des compositeurs, quel talent et quel bonheur pour nous!

On sort du concert profondément touché et déstabilisé mais heureux de ne pas avoir raté ce « happening ».

Aujourd’hui, la compétence d’un compositeur se mesure à sa capacité d’intégrer dans la partition des corps singuliers, fréquemment irréguliers, orientés progressivement ver les pôles extrêmes que sont le silence et la saturation. Une quasi maltraitances des instruments, surtout les cordes, alternant avec des séquences calmes, prévisibles et donc rassurantes, me fait prendre conscience qu’on est arrivé au 21eme siècle.

Christa Blenk / 17.12.2011

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